Les Houzis
Peuple de Singe

« La chance poursuit les heureux ». Ce vieux dicton décrit à la perfection le mode de vie des Houzis. Amusement, distraction, stimulation : le peuple du Singe ne désire rien d’autre que les réjouissances à tout-va.
D’après eux, les Houzis étaient originaires des hauts plateaux du Gao Yuàn, aux abords du lac Po Yang. Là, ils se rendirent maîtres dans l’art de l’agriculture en exploitant au mieux leur agilité et leurs aptitudes acrobatiques.
Ainsi naquirent les Yuàn Gua, véritables jardins suspendus aux centaines de variétés dont le Taozi, fruit ambré regorgeant d’alcool une fois fermenté, qui était considéré comme un mets divin extrêmement prisé lors des grandes fêtes.
Tout était prétexte aux festivités, depuis la célébration d’un mariage jusqu’à l’exécution de la justice en passant par la victoire aussi bien que la défaite d’une bataille contre un clan adverse.
Aujourd’hui, les Houzis n’ont pas perdu le sens de la fête. Bien que l’Enclave l’ait privé de sa liberté de mouvement, le peuple du Singe continue de faire contre mauvaise fortune bon cœur et les Houzis sont à ce titre considérés comme des amuseurs publics, ménestrels ou autres saltimbanques.
Curieux par nature, ils s’intéressent à tout. Ce désir de connaissances et d’expériences fait d’eux des partenaires amusants et passionnants. Cependant, leur insouciance et leur manque de moralité peuvent leur jouer des tours ainsi qu’à leur entourage.
« Il y a du singe dans l’air » est devenu un adage populaire dans l’Enclave lorsqu’une bagarre est sur le point d’éclater.
De nature plutôt pacifiste et enjouée, les Houzis n’en sont pas moins de redoutables combattants lorsque la situation l’exige.
Leur imprévisibilité déstabilise plus d’un adversaire, et davantage encore lorsqu’ils sont sous l’emprise de l’alcool de Taozi, qui semble décupler leurs forces et les rendre invulnérables. De nombreux brigands en ont fait les frais alors qu’ils pensaient pouvoir facilement détrousser un Houzi ivre titubant à la sortie d’une taverne…
Les festivités religieuses houzis sont impressionnantes et réputées dans toute l’Enclave. L’alcool y coule à flots, les chants et danses sont tantôt lents, tantôt frénétiques et endiablés. De nombreux jeux et défis sont organisés pour vénérer Bài Jiu, le Kami des alcools, Tiào Wu, celui de la danse, Wànxiao, celui des bons mots et des plaisanteries, Sun Wukong, celui de la force et de la rapidité…
Ces fêtes sont également l’occasion pour les Houzis de se remémorer leur histoire à travers les chants, danses, pièces de théâtre burlesques ou spectacles de marionnettes.
