Les Kirawarés
Peuple de Sanglier

D’après les Kirawarés, leur peuple fut autrefois persécuté et repoussé jusqu’aux limites des terres habitables.
Là-bas, les conditions de vie difficiles et la sauvagerie de la nature leur apprirent le respect des esprits et la nécessité d’être forts. Les survivants des tribus se rassemblèrent pour n’en former qu’une seule, puissante et indestructible, dirigée par le Yûshô, un guerrier-chamane.
Lors de l’arrivée de la Brume, le peuple du Sanglier ne montra aucune crainte : leur grande divinité, Kurayami, les protégeait des ténèbres depuis des siècles déjà.
À la création de l’Enclave, les Kirawarés s’installèrent au plus près de la barrière magique, priant les Kamis de leur laisser des accès vers l’extérieur qu’ils protégeraient eux-mêmes.
On raconte que régulièrement, lorsque les guerriers du Sanglier sortent de l’Enclave la nuit, ils chassent les yôkais et les hommes rendus fous par la brume pour se nourrir de leur foie et acquérir leur puissance.
Ce sont eux qui sont responsables des « Expéditions Brumeuses », des patrouilles quotidiennement effectuées autour du Mur, à l’extérieur, car ils sont les seuls à résister à la Brume.
Bien que leurs us et coutumes inquiètent la plupart des autres habitants de l’Enclave qui évitent de se rendre sur leurs terres, les Kirawarés sont appréciés pour le travail du bois, de l’os et de la corne qu’ils fournissent. De nombreuses pièces de décoration des temples, habits et autres accessoires sont souvent commandés auprès de leurs artisans.
C’est également un peuple de chasseurs qui travaille souvent en relation étroite avec le peuple du Chien.
Kurayami, leur protecteur principal, est un ours immense au pelage noir comme la nuit qui gouverne les ténèbres et les yôkais. Il les accompagne lors de leurs chasses nocturnes depuis la nuit des temps, les protégeant de la folie et des maladies.
Les Kirawarés lui vouent un culte particulier et il se raconte dans l’Enclave que leurs rituels sont souvent sanglants
Le peuple du Sanglier vénère aussi Hotoke, qui garde la porte vers le monde des défunts. Lorsqu’un Kirawaré meurt, ses proches se partagent ses différents organes, puis le corps est lavé et brûlé pour que l’âme puisse être guidée par Hotoke.
Chaque Kirawaré est dès la naissance protégé par un Kami, qui l’accompagnera toute sa vie, invisible compagnon. Ce sont les chamanes qui permettent la communication entre les Kirawarés et leurs esprits protecteurs.
