Les Mushas

Peuple de Tigre

Dans toutes les traditions, il existe des légendes racontant les exploits d’un peuple de guerriers immortels, ne craignant ni les blessures, ni les ennemis, et que seul le déshonneur pouvait pousser au suicide.

Des visages grimaçants et des cornes ornaient leurs casques et leur maîtrise des arts militaires les rendait victorieux sur tous les champs de bataille. Il s’agissait du peuple du Tigre.

Aujourd’hui encore, les Mushas sont bien souvent aux postes les plus gradés des Forces Armées de l’Enclave et ils dirigent des camps d’entraînement et de spécialisation.

Autrefois proches du peuple de la Grue, ils ont tendance depuis quelques siècles à mépriser ce que ce peuple est devenu, même s’ils reconnaissent à demi-mot l’intérêt de leurs pratiques de méditation. Les Dragons constituent leurs plus puissants alliés.

Lorsqu’ils ne combattent pas, les Mushas s’entraînent, et lorsqu’ils ne s’entraînent pas, ils écrivent des poèmes qu’ils échangent avec les femmes de la noblesse ou se rendent dans les quartiers rouges, où ils admirent les danses des Geisha ou les représentations théâtrales des Haiyû en buvant leur alcool de riz.

La société du peuple du Tigre est très strictement séparée en différentes classes : les guerriers et les nobles occupent le haut de la hiérarchie, suivis par les paysans, les artisans puis les marchands.

Dans les faits, les marchands parviennent bien souvent à devenir aussi importants que les guerriers, ce qui pose de plus en plus de problèmes de contrôle du pouvoir et d’application des lois.

Les cérémonies et rituels sont réduits au strict minimum nécessaire pour s’attirer les bonnes faveurs d’Ikusa, Kami de la guerre, et de Shôri, Kami de la victoire.

Chaque famille possède cependant un petit autel dédié aux esprits de leurs ancêtres, pour lesquels ils déposent toujours un bol de riz.

Lorsqu’un Musha a besoin de l’aide des esprits, il allume de l’encens et récite quelques prières : la fumée portera ses mots jusqu’aux Kamis.

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