Les Yamaanys

Peuple de Chèvre

On raconte que les Yamaanys vivaient sur les hauts plateaux de la chaîne des Ömnöd, au sud du Grand Océan. Les vastes pâturages verts où ils laissaient paître leurs troupeaux de chèvres étaient sous la protection de Nogoon, qui veille sur la nature et ses enfants.

Les hommes et femmes du peuple de la Chèvre étaient de nature paisible, versés dans la maîtrise des arts et la connaissance des choses. Pendant leur temps libre, les hommes aimaient jouer aux osselets alors que les femmes jouaient à la balle.

Dans l’Enclave, le lait fermenté de chèvre qu’ils produisent est en vente dans toutes les bonnes auberges.

Traditionnellement, lorsque les Yamaanys sont suffisamment ivres, ils se lancent dans des chants alternés : quelqu’un improvise une chanson et une autre personne doit lui répondre de la même manière.

Taivan Zamaar, le cœur administratif du Peuple de la Chèvre, se trouve au centre de l’Enclave. Des lanternes éclairent les ruelles la nuit, alors que les uns se rendent chez les autres pour jouer et raconter des histoires de l’ancien temps. Rares sont les peuples qui se souviennent aussi bien de leurs traditions et de leurs légendes que celui de la Chèvre.

La plus importante bibliothèque de l’Enclave se trouve également à Taivan Zamaar. Les ouvrages sont compilés et rédigés par les Érudits yamaanys depuis des siècles. C’est pour cette raison qu’aux yeux de toute l’Enclave, le territoire du peuple de la Chèvre doit absolument être préservé des attaques de yôkais.

C’est le Qan, le roi, qui gouverne les Yamaany. Il ne s’agit pas d’une charge héréditaire et la durée du mandat est aléatoire. De nos jours, son rôle se limite à veiller à ce que les intérêts de son peuple soient respectés au sein de l’Enclave.

L’esprit ouvert des Yamaanys leur a fait intégrer de nombreuses divinités étrangères à leurs légendes, et leurs temples sont riches de peaux peintes contant les relations unissant leurs Kamis protecteurs aux autres. Selon eux, Khonichin est le père de tous les autres, même de Nar et de Sar, le soleil et la lune.

Des érudits des autres peuples font souvent le voyage pour visiter leurs bibliothèques où leurs multiples savoirs sont soigneusement gardés.

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