Les Moris
Peuple de Cheval

Le Peuple du Cheval vivait autrefois dans de grandes étendues herbeuses.
Des montagnes bordaient ses terres au nord et à l’est, et le fleuve Mös traçait la frontière ouest. Le Sud s’étendait à perte de vue et les Moris, comme ils se nommaient eux-mêmes, ne cessaient d’étendre leur territoire dans cette direction. C’est du moins ce qui est relaté dans les mythes qu’ils se transmettent de génération en génération.
Plusieurs tribus nomades, ou bannières, constituaient le Peuple du Cheval. Chacune d’entre elles surpassait tous les autres peuples dans la maîtrise du cheval, grâce à son agilité et son adresse.
Entraînés dès le plus jeune âge à l’art de la cavalerie et du tir à l’arc court, les Moris devenaient des combattants aguerris et dangereux, craints des autres peuples. La chasse avait également une grande importance dans leur économie : elle leur permettait de s’entraîner et de produire suffisamment de nourriture pour pourvoir au besoin des guerriers.
À présent, même si la plupart des jeunes Moris continuent de s’illustrer en rejoignant les Forces Armées de l’Enclave ou l’armée mori, le Peuple du Cheval est surtout reconnu pour ses talents d’éleveur.
Les spécialités à base de viande crue et de lait de jument sont très prisées chez les autres peuples. Le bétail fournit également du cuir et des os, qui servent à la fabrication des bottes, du harnachement, du carquois…
La capitale du Peuple du Cheval se situe sur les terres de l’extrême ouest de l’Enclave et se nomme Bürenkhii. Au centre de ses rues de terre au tracé désordonné se dresse le temple d’Üneg Barisan, le Kami protecteur des guerriers.
Ce peuple autrefois nomade a su apprendre des autres pour créer une architecture durable lui ressemblant : les murs sont circulaires et un immense feu central éclaire les tentures représentant les Kamis et leur histoire.
Les envahisseurs étant mal perçus par les peuples plus pacifistes, il existe aujourd’hui encore de nombreux a priori vis-à-vis du peuple du Cheval, dont la fierté lui interdit de courber l’échine.
Malgré les siècles et l’adoucissement que le temps apporte avec lui, les Moris continuent de mal s’entendre avec le Peuple du Chien. On raconte que ces derniers furent autrefois réduits en esclavage par le Cheval.
De la même façon, le Peuple du Lièvre et celui de la Grue toisent de haut la brutalité et la sauvagerie de ceux qu’ils appellent encore « barbares ».
Si Üneg Barisan est le Kami que le peuple du Cheval vénère par-dessus tout, on retrouve également largement Ayanga, le Kami des tempêtes, et An, celui de la chasse, dans les rituels.
Au fil des années et contre la volonté des anciens, Sürgiin apparut dans les cérémonies : il était devenu nécessaire d’obtenir la protection du Kami des troupeaux.
C’est le Zövlöl qui dirige le peuple du Cheval : les Daichin, chefs des différentes bannières, y siègent tous. Leurs voix se valent toutes et, en cas de désaccord, ce sont les Kamis qui tranchent.
Le rôle des Böö, les hommes et les femmes capables de communiquer avec les divinités, est donc primordial dans cette société qui a placé aveuglément son destin entre les mains d’Üneg Barisan et des autres.
